Tsef Zon(e)

C’est en vivant l’expérience du Fest-Noz qu’elles commencent à créer le duo, en observant les pas de danse et surtout la relation des danseurs entre eux. L’énergie exprimée s’invite en elles. L’ambiance festive et conviviale de ces soirées insuffle aux deux danseuses le fil conducteur de la pièce : Tout d'abord la rencontre, l'appréhension de l'autre, la prise de contact, la transmission, puis l'amusement, le partage, la transe. Il s'agit alors de retranscrire à elles deux l’élan jovial et entraînant que produisent ces rencontres, ces partages de savoirs, cette joie d'être ensemble, mais aussi l’énergie salvatrice d’un héritage commun.

Guidées instinctivement par une énergie commune, elles composent une phrase chorégraphique dans leur propre matière, par des questions/réponses qu’elles utilisent comme principe de base. Le support musical, musique baroque, vient comme une évidence se greffer à leur composition. Dans un dialogue dansé, l'espace évolue eu fur et à mesure de l’écriture : à deux, seules, face à face, en ligne, proche, éloignées, ensemble... Elles commencent ainsi la recherche du jeu dans l’espace et le temps. Le travail de rythmes et de dynamiques mène la recherche vers un assemblage de matières qui crée une phrase dansée riche et colorée.
 

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Pour la pièce TSEF ZON(E), leur désir était de créer ensemble, ce projet qu’elles ont laissé maturer le temps de leur formation commune. Un projet où plaisir, rencontre et convivialité seraient les maîtres mots.
Après leur soirée au Fest-Noz de Saint-Marcel (56) elles se lancent dans la création.
Certains processus sont extirpés de cette expérience, tels que la répétition des pas, la corrélation entre la musique, le chant et la danse. Les chemins du temps et de l’espace dessinent des spirales et des rondes infinies, la bienveillance entre les participants de ces soirées enrichie la relation qu’entretiennent les deux danseuses dans leur création.

© Christian Lauté (7).jpg